Thursday, March 29, 2007

 

La stratégie du "mini-raise"

On va aborder ici une statégie essentielle pour rentabiliser sa main, elle semblera à certains un peu basique mais elle a le mérite de fonctionner contre nos adversaires.

Nous avons vu précédemment concernant la psychologie du débutant que votre adversaire ne supporte pas de jeter son jeu après avoir misé, profitons-en pour faire payer cher nos grosses mains. Tout d'abord définissons ce que sont ces "grosses mains", oubliez les top paires, avec ces mains contentez-vous de payer, vous devez avoir au minimum 2 paires au flop, dans l'idéal un brelan (vous pouvez vous référer a

 

La psychologie du débutant (1)

Bonjour amis lecteurs, vous êtes dejà 1 à me lire et je t'emmerde salope.

Notre sujet d'aujourd'hui, tas de cons, sera la psychologie du débutant, la manière dont il gère son jeu avec ses facultés mais aussi ses a priori et idées préconçues, on est loin, très loin, du world poker tour.

Les ouvrages de référence sur le sujet nous enseigne que le bluff est l'un des fondamentaux du poker, les coups les plus spectaculaires, ceux qui ont marqué l'imaginaire collectifs, ne sont pas des coups techniquement bien joués, ce sont les coups les plus improbables, les bluffs les plus insensés.
Si en venant vous installer à une table à 5$ vous vous imaginez, tel Gus Hansen, prêt à toutes les pirouettes pour dépouiller votre adversaire, oubliez, avec 7 5 déparaillé on perd.

La première et la plus importante règle que vous aurez à retenir est qu'on ne doit jamais bluffer un débutant mais cette règle connait une exception, celle du "continuation bet" que nous reverrons. En contrepartie le débutant ne vous bluffera quasiment pas, vous pourrez donc lire plus facilement son jeu en fonction de ses relances.

Si le débutant ne bluffe pas n'aurais-je pas interêt à le buffer moi pour dominer le coup ?

On pourrait le croire et ça pourrait parfois marcher, le problème est que votre adversaire, s'il ne bluffera pas, sera prêt à payer très cher ses tirages, il ne tient aucun compte de ses cotes puisqu'il ignore même cette notion, il sera capable de payer un tapis avec un tirage couleur au flop

Pour information.

La probabilité de toucher son jeu avec un tirage couleur à la river ou au turn n'est que de 1/3 alors que vous ne faites que doubler votre tapis. Si vous regardez les émissions de poker vous verrez beaucoup de joueurs mettre le tapis avec un tirage couleur, faire tapis et payer un tapis sont 2 choses totalement différentes, quand vous poussez votre tapis vous vous offrez également la possibilité de faire passer votre adversaire, ce qui compense votre désavantage mathématique.
Dans notre cas nous ne mettrons pas non plus notre tapis avec un tirage couleur sauf si nous savons que nos adversaires jouent assez prudemment.

Nous devons donc profiter des faiblesses de l'adversaire et savoir attaquer fort quand on SAIT que notre main est la plus forte, n'ayez pas peur d'un tirage couleur, s'il sort et que votre adversaire vous met à tapis, couchez-vous, ne cherchez pas un éventuel bluff, sachez ne pas payer perdant.

Un autre aspect particulier de la psychologie du débutant est sa faculté à complèter sa mise lorsqu'on le sur-relance, c'est en profitant de cette déviance que nous parviendrons à le pousser au tapis avec des mains médiocres.

L'exemple le plus frappant illustrant cette caractéristique est celui du premier tour de mise , un joueur ayant déjà payé la BB sera capable de rajouter 2 ou 3 fois la BB pour entrer dans le coup, il multiplie son investissement par 3 ou 4 juste pour tenter déséspérément de sauver sa mise initiale. Un débutant ne supporte pas de perdre l'argent qu'il vient de mettre sans pouvoir tenter de le défendre, c'est très dangereux pour nous puisque si nous touchons AK et tentons de relancer pour isoler un ou deux joueurs nous risquons de faire face à 4 d'entre eux et de nous piéger avec notre main, pire encore si sort un As face à un adversaire qui aura miraculeusement touché 2 paires. Lorsque nous voyons que de trop nombreux joueurs risquent de payer, plutôt que de relancer plus fort que ce que nous aurions fait en temps normal, nous déciderons de juste payer. En se contentant de payer nous évitons de nous engager inutilement dans le coup et nous gardons notre sang-froid pour négocier le flop.

Par contre ce qui est vrai pour un joueur qui vient juste d'investir la BB dans le coup ne le sera pas pour le joueur qui a été forcé de payer la BB même si leurs mains se valent, le premier a consciemment décidé d'investir dans sa main alors qu'on a imposé cette main au second, il sera beaucoup plus prompt à la jeter.

Tuesday, March 27, 2007

 

Jouer gagnant les "pocket pairs"

Cette partie sera surement la plus importante pour vous en micro-limites, parce qu'elle va vous permettre de jouer sans avoir à vous poser de questions et vous permettra de remporter les plus gros pots que vous pourrez imaginer à votre limite.

Comment jouer une "pocket pair" (ou paire servie), à savoir une paire que vous detenez en main (ex : 22) ?

Il existe plusieurs méthodes pour jouer ces paires :

Classiquement on relancerait pour tenter de réduire le nombre de nos adversaires mais avec une paire inferieure à 10 on se retrouvera presque toujours avec une visibilité quasi-nulle au flop, pire encore si on a pas la position (sous entendu à la place du dealer), et si par malheur notre paire de 10 devenait une overpair sur un flop 256 on risquerait de se faire piéger par une multitude de mains comme 22, 55, 66, 34, 56, JJ, QQ, KK, AA et d'y laisser notre tapis.

Nous devons jouer prudent mais aggressivement quand nous SAVONS que nous avons la meilleure main. Notre problème ici est que non seulement notre visibilité au flop sera mauvaise et tout débutant aura beaucoup de mal à lire le jeu de ses adversaires mais surtout en effectuant une relance dans notre cas (contre d'autres débutants) sachant le nombre de payeurs potentiels on risque fort de se retrouver contre une multitude de mains très dangereuses et de tirages mortels auquels nos adversaires vont s'accrocher. Saurez-vous jeter votre main si vous vous pensez battus ? Vous pensez peut être que oui, mais nous savons que ce n'est pas le plus évident, maintenant je vais vous expliquer comment vous n'aurez pas à vous impliquer dans le coup pour gagner surement.

Mais commençons par 2 chiffres que nous tacherons d'apprendre par coeur :

- La probabilité de toucher son brelan (ou "set") au flop est de 12%
- La probabilité de toucher son brelan avec l'aide des 5 cartes communes est de 18%

Vous aurez donc compris qu'on ne va jouer ces petites paires QUE pour toucher notre brelan. Le brelan à partir d'une pocket pair est une main très atypique au NLHE, elle est totalement invisible, n'a besoin que d'une seule carte pour devenir très forte et s'améliore en full qui extermine les quintes et couleurs. Notez que si votre adversaire a dejà une paire (imaginons qu'il ait touché la paire d'as avec son AK) il ne pourra pas vous battre avec un brelan supérieur puisque celà vous donnerait un full, ses possibilités d'amélioration sont donc minimes.

En pratique vous n'irez que rarement au delà du flop à la recherche de votre brelan, tout simplement parce que comme je l'ai précisé vous n'avez besoin que d'une carte pour améliorer votre jeu, vous ne serez jamais à tirage avec votre main (sauf évidemment exceptionnellement si vous êtes à tirage quinte, je vais y revenir), en payant pour voir le flop ce sont 3 cartes pour le prix d'une seule mise que vous voyez, 3 chances de toucher votre brelan, en payant le turn ou la river vous n'avez plus qu'une seule carte pour le prix d'un tour de mise qui, de plus, sera valorisé par la taille du pot et le jeu de vos adversaires sera potentiellement bien meilleur que sur le flop puisqu'il aura également été amélioré par le turn et la river. Bref à moins d'un check général vous n'avez aucun interêt à payer et ce sera même vivement déconseillé.

Négocier sa pocket pair avant le flop.

Lors du premier tour de mise, dans notre cas la position importe peu, c'est le seul cas où la determination de votre position n'est pas un facteur critique, c'est un avantage certain mais pas une necessité. Si vous avez retenu que nous avons une probabilité de toucher notre brelan de 12% vous aurez compris que vous allez l'obtenir une fois sur 8, ce qui signifie caricaturalement que vous allez jeter 7 fois sur 8 (en réalité moins sachant qu'il vous arrivera de vous trouver sur une tirage quinte bilatéral) et qu'il faudra donc multiplier au moins par 8 notre investissement initial lorsque nous toucherons notre jeu (pour les puristes on dit que notre cote est ici de 7:1). N'oubliez pas que si nous ne faisons pas d'excès nous ne perdrons que l'argent investi lors du premier tour de mise, notre but est donc de payer notre brelan potentiel le moins cher possible avant le flop et/ou de garder un maximum d'adversaire dans le coup.

J'emploie la formulation "et/ou" parce que plus vous avez d'adversaires dans le coup plus vous pouvez vous permettre d'investir dans votre main. Exemple :

Imaginons qu'on ait 10 joueurs à une table, vous êtes au bouton et parlez donc en 8e (juste avant la small et big blind)

Le premier à parler relance à 4BB, 3 joueurs payent, 3 se couchent, la parole vous revient. Détaillons : Il y a à cet instant 16BB dans le pot + au moins 1,5BB pour les 2 joueurs qui vous suivent soit 17,5BB dans le pot, vous allez payer 4BB pour en gagner potentiellement au moins dejà 17,5 soit plus de 3 fois votre investissement initial, vous devez payer. Mais pourquoi ?

Nous avons vu que vous devrons gagner au moins 8 fois notre investissement avant le flop quand nous touchons le brelan, ici nous touchons dejà 3 fois cet investissement, nous n'aurons qu'à tripler cette valeur si nous obtenons notre brelan au flop, ce qui face à 4 adversaires qui ont payé une relance ne sera pas difficile, l'un d'entre eux possède probablement une bonne main, peut être AA, KK, QQ voire JJ, bref une main avec laquel il sera tenté de mettre son tapis face à un flop en apparence inoffensif.

On va avoir recours ici à la notion de cote implicite, pour rappel la cote implicite est ce que vous pensez pouvoir prendre à un ou plusieurs adversaires si vous trouvez votre jeu. Contre nos micro-limites elle sera souvent égal au tapis de l'adversaire, ce qui pourrait nous permettre de jouer plus largement mais dans l'absolu nous éviterons pour ne pas prendre de trop mauvaises habitudes et pour éviter les mauvaises passes qui risqueraient de nous pousser à faire de grosses fautes.

J'en reviens à mon exemple précédent, si je n'ai pour l'instant qu'un potentiel de 3 fois ma mise ma cote implicite est très élevée puisque le pot a été relancé avant le flop, les mises sur le flop seront valorisées par les mises avant le flop, en clair celà signifie qu'une relance moyenne sera à environ la moitié du pot, soit 8 à 9BB ici (en pratique les débutants jouent plutôt à environ 5 à 6 fois la BB pour la relance moyenne dans ce cas mais les écarts sont très variables). Si je trouve mon brelan et que je parle en premier alors que le pot a été relancé avant le flop je peux me permettre de checker si le flop n'est pas trop menaçant, je sais que quelqu'un va relancer, le relanceur initial va au moins effectuer son continuation bet (un mouvement classique qui consiste à appuyer sa relance initiale pour tenter d'arracher le pot), si comme prévu je suis relancé ma décision dépend du flop, si je vois d'éventuels tirages à quinte ou couleur et s'il reste trop d'adversaires en face je préfererai mettre le tapis, dans le cas contraire je peux me permettre d'effectueur la relance minimale (à hauteur de la relance précédente) mais jamais je ne me contenterai de payer sauf si le flop est vraiment trop menaçant (un tirage quinte flush par exemple), dans ce cas rarissime se coucher peut être raisonnable, si la relance n'est pas trop importante on peut payer à la recherche d'un full.

Imaginons un flop 456 de coeur, j'ai 55 en main, les cartes qui me feraient gagner sont les 4, 5 et 6. Il reste trois 4, un 5 et trois 6, j'ai donc 7 outs sur le turn. Si je rate mon tirage au turn (par exemple si un K sort) j'obtiens 3 outs supplémentaires sur la river (tous les K me donnent mon full) je me retrouve avec 10 outs. Ma probabilité de gain augmente mais les mises doivent augmenter également et à ce stade du jeu il y a fort à parier que l'un de vos adversaires est dejà à tapis.

Monday, March 26, 2007

 

Les mains de départ

La plus grande partie de ce site sera consacrée au jeu en cash-game puisque c'est lui qui concentre les joueurs les plus caricaturaux, les plus prévisibles aussi. Toutefois la différence avec les sit'n'go à faibles droits d'entrées n'est que minime, on aura juste un peu plus de mal à pousser nos adversaire à tapis, en contrepartie on pourra se permettre de placer, de temps à autres, quelques bluffs.

Pour l'analyse des mains de départ je me base sur une table à 10 joueurs (mais je vais également préciser certaines choses sur les autres). Si vous jouez en micro-limites (5 ou 10$ voire plus) c'est à ces tables que je vous conseillerais de jouer, nous allons voir pourquoi.

Vos mains de départ dépendent évidemment de votre position à la table et du nombre d'adversaires restants mais vous allez voir qu'avec les mains que nous joueront nous pourront nous permettre parfois une erreur de jugement si nous savons nous arrêter à temps.

En early position (si vous êtes juste à gauche du joueur qui a payé la Big Blind, on dit également que vous êtes dans ce cas Under The Gun, ou proche de ce joueur)

Vous allez, dans la quasi-totalité des cas, vous contenter de payer avec ces mains, sauf mention contraire la couleur importe peu :

KQ
QJ
KJ
J 10 (dans la couleur)
AJ
AQ
AK

Toutes les paires de 22 à 10 10

Pourquoi ne fais-je que payer avec AK ? C'est une main très forte non ?

Oui et non. AK est une très bonne main d'attaque, mais celà sous entend que vous ne devriez vous retrouver que face à très peu d'adversaires, un dans l'idéal, et surtout avoir la position pour faire votre continuation bet si tout le monde checke et tenter de sortir les payeurs indélicats avec leurs poubelles. Ici nous n'avons que peu voire pas de visibilité sur le jeu des autres et nous avons une position très dangereuse, nous devons avant tout éviter l'accident, nous payons donc juste. Si jamais un joueur relance après vous, voyez tant que possible ce que feront les autres à votre table, mais dans la pratique je vous conseille de ne pas le sur-relancer mais juste payer, n'oubliez pas non plus que KK ou AA ne sont pas des mains rares à une table de 10, on évitera d'aller à tapis avec AK, vous verrez que nous auront bien d'autres occasions plus sûres de le faire.

La stratégie à adopter avec les paires de 2 à 10 sera détaillée dans un prochain sujet, vous verrez que ces mains seront votre plus grande chance de gain.

En cas de relance n'hésitez pas à jeter vos AJ, KQ, KJ, QJ et J 10 sauf si beaucoup de joueurs rentrent dans le coup, votre cote s'améliore (le pot augmente donc pour un même prix d'entrée votre potentiel de gain s'améliore) et vous pourrez accepter de payer une relance moyenne à la recherche du jeu max.

 

Bienvenue sur ce blog

Bonjour,

Bievenue à tous les visiteurs de ce site, je tenterai ici d'enseigner un pan négligé dans l'apprentissage du poker, pour lequel il n'existe pas de livres, peu d'articles, une manière de jouer souvent méprisée car elle va souvent à l'encontre des règles de base du jeu .Jje vais tenter de vous apprendre à gagner contre les joueurs débutants, les flambeurs et autres calling-stations.
Avec le succès du poker en ligne est arrivée une floppée d'ouvrage d'initiations, mais ceux-ci ne reflètent pas la réalité de ce poker nouvelle génération dont la grande majorité des joueurs ne respectent pas les codes si chers à ceux qui les ont précédés, et au grand dam de ces joueurs de l'ancienne garde (et de tous ceux qui savent jouer pourrait-on ajouter) leur jeu est basé sur l'intuition plus que la logique et surtout sur la chance, une notion qu'aucun professionnel n'aborderait tant ils ont joué de mains et savent qu'elle n'est qu'illusion.

Pourquoi apprendre à battre ces joueurs qui dans leur majorité ne sont que des débutants qui ne savent pas jouer ? Pour plusieurs raisons, vous pouvez vous-même être débutant, bien que dans ce cas je serais tenté de vous réorienter d'abord vers ces fameux ouvrages d'initiation et de revenir lorsque vous maitriserez parfaitement les mains de départ, les relances, les positions, bref lorsque vous aurez acquis les bases du jeu et joué un bon nombre de mains, c'est en rencontrant les situations que je vais décrire que vous pourrez assimiler rapidement la manière de gagner de l'argent, de plus j'aborderai fréquemment ici des notions plus avancées comme les cotes et les probabilités en général, ceci dit je tenterai de le faire le plus clairement possible. Ensuite vous aurez beau jouer en NL50 ou plus, vous rencontrerez encore des joueurs de ce type, on les nommera plus volontier flambeurs à ce niveau, finalement ce ne sont que les mêmes joueurs, ils ont juste un meilleur job qui leur permet de perdre bêtement leur argent à une table de poker. De plus on retrouve souvent maintenant une grande quantité de joueurs issus d'internet à tous les tournois internationaux, ils sont la hantise de professionnels, le grand Phil Helmuth en personne (9 bracelets WSOP tout de même) ne vient rejoindre son siège qu'au début de la 2e heure de jeu, ceci pour laisser partir (ou s'enrichir) les inconscients au jeu totalement imprévisible et illogique.

Si vous débutez, ne prenez pas mes conseils pour vérité absolue, ils le sont peut être aux micro-limites (jusqu'à 50$) mais vous devrez vous adapter pas à pas aux différentes limites si vous souhaitez avancer et progresser.

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